Le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I — la Dame en or de Klimt
Gustav Klimt — l'or et le désir →Une femme émerge d’un océan d’or. Le visage pâle et délicat, les joues rosées, les yeux sombres et le regard intense, elle apparaît enveloppée d’une immense parure dorée, constellée de motifs scintillants, qui la fond presque entièrement dans un fond d’or éclatant. Seuls le visage, les épaules et les mains échappent à cette marée précieuse. Voici le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I de Gustav Klimt — la « Dame en or », l’un des sommets de sa période dorée, et l’un des portraits les plus célèbres et les plus fascinants de tout l’art moderne.
Peint en 1907, ce portrait est le pendant du Baiser : même or somptueux, même fusion de la figure et de l’ornement, même transfiguration du sujet en icône précieuse. Mais là où Le Baiser célèbre l’amour universel, la Dame en or immortalise une femme réelle, une personne singulière : Adele Bloch-Bauer, mondaine et mécène de la Vienne de 1900, seule femme que Klimt ait peinte deux fois. Le portrait unit ainsi la splendeur décorative de la période dorée à la présence intense d’un visage et d’un regard bien vivants.
Mais ce chef-d’œuvre n’est pas seulement une merveille artistique : il porte aussi l’une des histoires les plus bouleversantes du XXe siècle. Spolié par les nazis après l’annexion de l’Autriche, exposé pendant des décennies à Vienne sous un nom qui masquait l’identité juive de son modèle, il fut au cœur d’une longue bataille judiciaire menée par une héritière déterminée, Maria Altmann, pour le restituer à sa famille. Cette quête de justice, qui mena jusqu’à la Cour suprême des États-Unis et connut un dénouement retentissant, a fait de la Dame en or un symbole — celui de la mémoire, de la spoliation et de la réparation.
Cet article explore les deux visages de ce chef-d’œuvre — l’œuvre d’art et son destin. Nous verrons ce que le tableau représente, la manière dont Klimt y fond la femme dans l’or, qui était Adele Bloch-Bauer, la genèse de ce portrait exceptionnel, puis son histoire tragique et sa restitution, jusqu’à sa vie actuelle à New York.
Le tableau, ce qu’il montre
Le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I est une huile sur toile, rehaussée d’or et d’argent, de format carré : 138 centimètres de côté. Ce format, comme celui du Baiser, contribue à l’équilibre et à la plénitude de la composition, et concentre l’attention sur la figure centrale.
L’œuvre représente une jeune femme debout, ou plutôt émergeant d’un vaste champ doré qui l’enveloppe presque entièrement. Son visage, finement modelé, au teint pâle et aux joues légèrement rosées, est traité avec un naturalisme délicat : les traits sont individualisés, le regard sombre et intense, les lèvres entrouvertes. Ses mains, également rendues avec réalisme, sont jointes devant elle dans un geste un peu contraint — on a remarqué qu’Adele dissimulait ainsi un doigt qu’elle jugeait disgracieux. Ces éléments de chair et de vie — visage, épaules, mains — sont les seules parties naturalistes de l’œuvre.
Tout le reste est or et ornement. Adele est enveloppée d’une immense robe ou parure dorée qui se confond presque avec le fond, lui aussi doré. Sur cette surface éclatante se déploie un foisonnement de motifs : des rectangles, des spirales, des triangles, des formes ovales évoquant des yeux, des symboles empruntés à des répertoires ornementaux variés. La figure semble ainsi presque dissoute dans une mosaïque précieuse, à peine détachée du fond. On distingue, dans les motifs, des lettres entrelacées évoquant les initiales du modèle. Le fauteuil sur lequel elle s’appuie et l’espace qui l’entoure ont perdu toute profondeur : l’ensemble est plat, ornemental, abstrait, comme une icône byzantine.
Le contraste est saisissant entre le naturalisme du visage et des mains, d’une part, et l’abstraction dorée qui les entoure, d’autre part. C’est de cette tension que naît la magie de l’œuvre : une femme réelle, vivante, dont le regard nous fixe avec intensité, prise et comme sertie dans un écrin d’or et d’ornements. Un critique de l’époque résuma admirablement cette impression en parlant d’une idole dans un sanctuaire doré.
Une idole dans un sanctuaire d’or
La formule d’un critique contemporain — une idole dans un sanctuaire d’or — saisit parfaitement l’ambition et l’effet de ce portrait. Klimt y transfigure une femme de la haute société viennoise en une véritable icône, une divinité dorée. Comment y parvient-il ?
Comme dans Le Baiser, l’or joue ici un rôle central et symbolique. Klimt applique de véritables feuilles d’or et d’argent sur la toile, créant une surface éblouissante qui capte et renvoie la lumière. Cet or, inspiré des mosaïques byzantines de Ravenne que Klimt avait découvertes lors de voyages en Italie, confère au portrait une dimension sacrée, précieuse, intemporelle. Adele n’est pas seulement représentée : elle est sacralisée, élevée au rang d’idole, comme les impératrices byzantines des mosaïques d’or. Le portrait mondain devient icône.
Les motifs ornementaux qui couvrent la robe et le fond ne sont pas de simples décorations. Klimt y mêle des symboles empruntés à divers répertoires : des formes évoquant les yeux de l’art égyptien, des spirales et des motifs géométriques, des symboles qui parsèment la surface d’un réseau de signes énigmatiques. Ces motifs, à la fois décoratifs et symboliques, créent un univers visuel d’une richesse inépuisable, où le regard se perd. On y a même reconnu, discrètement intégrées, les initiales d’Adele — comme une signature secrète du modèle inscrite dans l’ornement.
Le génie de Klimt est de maintenir, au cœur de cette abstraction dorée, la présence intense d’un visage et d’un regard bien réels. Adele n’est pas noyée dans l’ornement : elle en émerge, vivante, singulière, avec son teint pâle, son regard sombre, son expression à la fois altière et mélancolique. Cette tension entre l’individu et l’icône, entre la femme réelle et la déesse dorée, est ce qui rend le portrait si fascinant. Klimt réussit le tour de force de faire d’un portrait de commande une œuvre d’art absolue, où la personne représentée accède à une forme d’éternité, sans rien perdre de sa présence humaine.
Adele Bloch-Bauer, la femme
Derrière la Dame en or, il y a une femme réelle, dont la vie et la personnalité méritent d’être connues. Adele Bloch-Bauer fut l’une des figures de la haute société cultivée de la Vienne de 1900, et elle occupe une place unique dans l’œuvre de Klimt.
Née dans une riche famille de la bourgeoisie juive viennoise, Adele avait épousé Ferdinand Bloch-Bauer, un puissant industriel du sucre. Femme intelligente, cultivée, avide d’art et d’idées, elle tenait dans sa demeure un salon réputé où se rencontraient artistes, intellectuels et personnalités de la Vienne moderne. Mécène généreuse, elle soutenait les artistes de son temps, et notamment Gustav Klimt, dont elle admirait le génie. Elle appartenait à ce milieu de la bourgeoisie juive éclairée qui fut, à Vienne, le grand protecteur de l’art moderne — et dont Klimt fut l’un des principaux bénéficiaires après qu’il eut renoncé aux commandes officielles.
Adele est la seule femme que Klimt ait peinte deux fois : outre ce portrait de 1907, il réalisa un second portrait d’elle en 1912, dans un style plus coloré, marquant l’évolution de sa manière après la période dorée. Cette double représentation témoigne du lien particulier qui unissait l’artiste et son modèle. Certains historiens ont d’ailleurs supposé qu’une relation plus intime avait pu exister entre eux, et que les traits d’Adele auraient inspiré d’autres figures de Klimt, comme sa Judith. Ces hypothèses, invérifiables, ajoutent au mystère et à la fascination qui entourent la Dame en or.
Le destin d’Adele fut bref et tragique. En 1925, elle mourut brutalement d’une méningite, à l’âge de quarante-deux ans seulement. Son mari Ferdinand, éploré, conserva précieusement son portrait, qu’il exposa dans sa demeure comme un hommage à la femme aimée. Adele avait exprimé le souhait que les tableaux de Klimt possédés par le couple reviennent un jour au musée du Belvédère de Vienne — un souhait qui allait, bien des années plus tard, jouer un rôle inattendu et contesté dans l’histoire du tableau. Mais nul, à la mort d’Adele, ne pouvait imaginer le destin qui attendait son image dorée.
Le portrait le plus long de Klimt
La Dame en or n’est pas seulement l’un des plus beaux portraits de Klimt : c’est aussi celui qui lui demanda le plus long et le plus minutieux travail. Sa genèse témoigne de l’ambition exceptionnelle que l’artiste mit dans cette œuvre.
Le portrait fut commandé à Klimt par Ferdinand Bloch-Bauer, qui souhaitait un portrait de sa femme — une commande prestigieuse, à la mesure de la fortune et du goût du couple. Klimt s’y consacra pendant environ quatre années, de 1903 à 1907, un temps considérable pour un portrait. Il réalisa des centaines de dessins et d’études préparatoires, explorant les poses, les attitudes, les expressions, cherchant la composition idéale. Certains de ces dessins préparatoires sont conservés et permettent de suivre le long cheminement de l’artiste vers l’œuvre finale.
Cette lente élaboration correspond au sommet de la période dorée de Klimt, ces années où il porta à sa perfection l’art de mêler la peinture et l’or. La Dame en or et Le Baiser, peints à quelques mois d’intervalle, en sont les deux aboutissements jumeaux. On retrouve dans les deux œuvres la même science de l’or, le même foisonnement ornemental, la même transfiguration du sujet en icône. Le portrait d’Adele est en quelque sorte le versant « portrait » de ce que Le Baiser est au versant « allégorie » : deux faces d’un même génie à son apogée.
Lorsque le portrait fut enfin dévoilé, en 1907, puis présenté à Vienne l’année suivante, il suscita l’admiration autant que le débat. Certains y virent un chef-d’œuvre éblouissant, d’autres jugèrent l’ornementation excessive. Mais nul ne resta indifférent devant cette image somptueuse, où une femme de la société viennoise accédait au rang d’idole dorée. Le portrait consacra le statut de Klimt comme le plus grand peintre de la Vienne de son temps, et Adele Bloch-Bauer comme l’une des figures emblématiques de cette société brillante — sans qu’aucun des deux ne pût imaginer le destin tragique qui attendait et le modèle, et son image.
La spoliation
L’histoire de la Dame en or bascule dans la tragédie avec la montée du nazisme et l’annexion de l’Autriche. Le destin du tableau se mêle dès lors à celui des persécutions et des spoliations dont furent victimes les Juifs d’Europe.
En mars 1938, l’Allemagne nazie annexe l’Autriche : c’est l’Anschluss. Les persécutions contre les Juifs, déjà à l’œuvre en Allemagne, s’abattent aussitôt sur l’Autriche. La famille Bloch-Bauer, riche et juive, est directement menacée. Ferdinand Bloch-Bauer, veuf d’Adele depuis 1925, doit fuir le pays pour échapper aux nazis ; il se réfugie en Suisse, abandonnant derrière lui ses biens et sa collection. Ses propriétés, son entreprise, sa collection d’art — dont plusieurs tableaux de Klimt, au premier rang desquels le portrait d’Adele — sont spoliées par le régime nazi.
Le portrait d’Adele connaît alors un sort particulier et révélateur. Exposé au musée du Belvédère de Vienne, il est rebaptisé : on lui donne le nom de « Dame en or » ou « Femme en or », effaçant le nom de son modèle. Ce changement de titre n’est pas anodin : il vise à masquer l’identité juive d’Adele Bloch-Bauer, à faire disparaître le nom de cette famille juive spoliée. Le tableau, devenu l’un des fleurons des collections publiques autrichiennes, est ainsi coupé de sa véritable histoire, de son origine, de son modèle. L’œuvre est là, admirée, mais son histoire est niée.
Ferdinand Bloch-Bauer meurt en exil en 1945, à la fin de la guerre, sans avoir pu récupérer ses biens. Dans son testament, il lègue sa succession à ses héritiers — ses nièces et son neveu. Mais les tableaux de Klimt, eux, demeurent en Autriche, au Belvédère, où ils resteront exposés pendant près de six décennies, comme des trésors nationaux, sous des titres qui avaient effacé leur origine. La spoliation semblait consommée, définitive. Il faudrait attendre la fin du siècle, et la détermination d’une femme, pour que justice commence à être rendue.
La bataille de Maria Altmann
La restitution de la Dame en or est l’une des plus célèbres affaires de réparation de spoliation de l’histoire de l’art. Elle est le fruit de la ténacité d’une femme, Maria Altmann, et d’un long combat judiciaire qui fit jurisprudence.
Maria Altmann était la nièce d’Adele et de Ferdinand Bloch-Bauer. Ayant elle-même fui l’Autriche pour échapper aux nazis, elle s’était réfugiée aux États-Unis, où elle vivait depuis des décennies. À la fin des années 1990, deux éléments relancèrent l’espoir d’une restitution : l’adoption par l’Autriche, en 1998, d’une loi sur la restitution des œuvres d’art spoliées, et l’ouverture d’archives qui révélèrent la véritable histoire de l’acquisition des tableaux par l’État autrichien. Maria Altmann, alors âgée, décida de se battre pour récupérer les œuvres de sa famille, dont le portrait de sa tante.
Le combat fut long et semé d’obstacles. L’Autriche refusa d’abord la restitution, invoquant notamment le souhait exprimé par Adele, avant sa mort, de voir les tableaux revenir au Belvédère. Mais cet argument se heurtait à une objection décisive : Adele n’était pas la propriétaire des tableaux. Ceux-ci appartenaient à son mari Ferdinand, qui les avait commandés et payés ; le souhait d’Adele n’était donc qu’une demande adressée à son époux, sans valeur juridique contraignante. Et Ferdinand, lui, avait légué ses biens à ses héritiers. Par ailleurs, les frais de procédure exigés en Autriche, calculés sur la valeur des œuvres, étaient tout simplement inaccessibles pour une retraitée. Maria Altmann porta alors l’affaire devant la justice américaine.
L’affaire, connue sous le nom de Republic of Austria v. Altmann, connut un retentissement considérable. Elle posait une question juridique complexe : un particulier pouvait-il poursuivre un État étranger devant les tribunaux américains ? En 2004, la Cour suprême des États-Unis trancha en faveur de Maria Altmann, autorisant la poursuite. Plutôt que de poursuivre le procès, les parties acceptèrent un arbitrage en Autriche. En janvier 2006, le panel d’arbitrage autrichien rendit sa décision : les cinq tableaux de Klimt spoliés, dont le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I, devaient être restitués aux héritiers Bloch-Bauer. Après près de soixante-dix ans, justice était rendue. La décision fit jurisprudence et encouragea d’autres démarches de restitution d’œuvres spoliées à travers le monde.
La Dame en or aujourd’hui
La restitution de 2006 ne fut pas la fin de l’histoire de la Dame en or : elle ouvrit un nouveau chapitre, qui vit le tableau accéder à une célébrité mondiale et trouver une nouvelle demeure.
Peu après la restitution, Maria Altmann et ses cohéritiers décidèrent de vendre le portrait. Il fut acquis en 2006 par Ronald Lauder, homme d’affaires et collectionneur américain, pour la somme de cent trente-cinq millions de dollars — l’un des prix les plus élevés jamais payés pour un tableau à cette date. Ce montant record fit la une des journaux du monde entier et contribua à la célébrité de l’œuvre. Ronald Lauder destina le tableau à la Neue Galerie de New York, un musée qu’il avait cofondé et consacré à l’art allemand et autrichien du début du XXe siècle. La Dame en or y est depuis exposée en permanence, offerte à l’admiration du public — conformément, en un sens, au souhait que l’œuvre demeure visible de tous.
L’histoire du tableau connut un dernier prolongement, qui acheva de le rendre mondialement célèbre : le cinéma. En 2015, le film La Femme au tableau (titre original : Woman in Gold), avec Helen Mirren dans le rôle de Maria Altmann, porta cette histoire de spoliation et de restitution à l’écran. Le film toucha un vaste public et fit connaître, bien au-delà des cercles de l’art, le destin extraordinaire de la Dame en or et le combat de Maria Altmann. Le tableau était devenu une icône non seulement artistique, mais aussi mémorielle et morale.
Ainsi, la Dame en or porte en elle deux histoires indissociables : celle d’un chef-d’œuvre de l’art, sommet de la période dorée de Klimt et image sublime d’une femme de la Vienne de 1900 ; et celle d’un destin tragique et d’une réparation, emblème des spoliations de la Shoah et du long combat pour la justice et la mémoire. Rares sont les œuvres qui condensent, à ce point, la beauté de l’art et le poids de l’histoire. C’est ce qui fait de ce portrait, aujourd’hui, l’une des œuvres les plus fascinantes et les plus émouvantes qui soient — et une conclusion bouleversante à l’œuvre dorée de Gustav Klimt.
Comment voir l’œuvre aujourd’hui
Le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I est conservé à la Neue Galerie de New York, le musée fondé par Ronald Lauder et consacré à l’art allemand et autrichien du début du XXe siècle. Le tableau y occupe une place d’honneur, dans une galerie dédiée à Klimt, où il est exposé en permanence.
Voir l’œuvre en vrai permet d’en mesurer tout l’éclat : le rayonnement de l’or et de l’argent, la finesse des motifs, l’intensité du visage et du regard d’Adele. Aucune reproduction ne rend pleinement la magie de cette surface précieuse et scintillante. Pour les amateurs de Klimt et de la Vienne de 1900, la Neue Galerie est une étape essentielle, d’autant qu’elle conserve d’autres œuvres de l’artiste et de son époque.
Pour découvrir l’univers de Klimt sans traverser l’Atlantique, le musée du Belvédère de Vienne — qui conserva longtemps la Dame en or — présente la plus grande collection au monde de ses œuvres, dont Le Baiser et Judith I. La confrontation, même à distance, du Baiser et du portrait d’Adele permet de mesurer les deux sommets jumeaux de la période dorée. Le musée d’Orsay, à Paris, conserve pour sa part un paysage de Klimt, Rosiers sous les arbres.
Pour aller plus loin
Sources institutionnelles citées
- Neue Galerie, New York, notice du Portrait of Adele Bloch-Bauer I.
- Google Arts & Culture, dossier sur le portrait et sa restitution.
- Documentation sur l’affaire Republic of Austria v. Altmann (Cour suprême des États-Unis, 2004).
Sources et études de référence
- Anne-Marie O’Connor, The Lady in Gold. The Extraordinary Tale of Gustav Klimt’s Masterpiece, Knopf, 2012.
- Tobias G. Natter, Gustav Klimt. The Complete Paintings, catalogue raisonné.
- Le film La Femme au tableau (Woman in Gold), 2015.
Documentation institutionnelle
- Neue Galerie, New York — institution conservant l’œuvre.
- Belvédère, Vienne — la plus grande collection Klimt.
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- Gustav Klimt — l’or et le désir — portrait de l’artiste, sa vie et son art.
- Le Baiser — l’icône dorée de Klimt — l’autre sommet de la période dorée, peint la même année.
- Egon Schiele — le corps à vif — le disciple de Klimt et l’autre grand nom de la Vienne de 1900.
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