Impression, soleil levant — le tableau qui a baptisé un siècle par dérision
Claude Monet — le peintre qui a poursuivi la lumière pendant soixante ans →Le Havre, mercredi 13 novembre 1872, 7 heures 35 du matin. Sur un balcon d’hôtel donnant sur l’avant-port, un homme de trente-deux ans peint à toute vitesse. Le ciel est encore brumeux, le soleil orange perce à peine la brume, des barques glissent sur l’eau bleu-vert, des mâts de grands voiliers se devinent à l’arrière-plan, des cheminées d’usines fument déjà dans le port industriel. L’homme s’appelle Claude Monet, il est en visite dans la ville de son enfance, il a une petite toile de cinquante centimètres sur soixante-cinq devant lui, et il peint en quelques heures ce qui va devenir, par l’enchaînement le plus invraisemblable de hasards, l’œuvre la plus célèbre de tout l’impressionnisme.
Cette précision horaire — le 13 novembre 1872 à 7h35 — n’est pas une licence narrative. Elle a été établie en 2014 par une étude scientifique du musée Marmottan Monet, institution propriétaire de l’œuvre, à partir de calculs astronomiques croisés avec les bulletins météorologiques de l’époque et les données topographiques du port. C’est l’un des très rares tableaux de l’histoire de l’art dont on connaît avec une telle exactitude le moment exact de la création.
Mais entre cette aurore havraise de novembre 1872 et la consécration scientifique de 2014, le tableau aura connu un destin chaotique : une exposition manquée chez Nadar, un titre inventé sur le vif au catalogue, une moquerie de critique qui baptise tout un mouvement, une revente dérisoire sous un titre erroné, une faillite, un vol célèbre au musée Marmottan en 1985, et cinq ans de disparition. Cet article raconte cette histoire.
Le Havre, 13 novembre 1872 à 7h35
À l’automne 1872, Claude Monet est de retour en France après son exil londonien forcé par la guerre franco-prussienne (1870-1871). Il s’est installé avec sa femme Camille et son fils Jean à Argenteuil, en banlieue parisienne, dans une maison louée rue Pierre-Guienne. Il y peint la Seine, les voiliers, les bords du fleuve. C’est sa période la plus heureuse — Bazille est mort à la guerre, mais Monet n’a pas encore connu la mort de Camille (1879), et l’impressionnisme n’a pas encore de nom.
À l’automne 1872, Monet se rend en visite au Havre, la ville de son enfance, peut-être pour des affaires familiales (sa famille a un commerce maritime), peut-être simplement pour revoir la côte. Il loge dans une chambre d’hôtel donnant sur le bassin de l’avant-port, probablement à l’hôtel de l’Amirauté selon l’hypothèse retenue par Daniel Wildenstein dans son catalogue raisonné de Monet (5 volumes, 1974-1991).
Un matin, Monet se lève tôt, ouvre la fenêtre de sa chambre, et regarde le port s’éveiller dans la brume. Le soleil orange est en train de se lever derrière les grues et les cheminées. Les barques de pêche sortent. Les voiliers tirent sur leurs amarres. Monet pose son chevalet sur le balcon, ou peut-être contre la fenêtre. Il peint en une seule séance, à toute vitesse, devant le motif qui change toutes les trois minutes.
Quelques heures plus tard, le tableau est fini. Monet le signe « Cl. Monet 72 » en bas à gauche. Pas de titre encore. Pas d’intention particulière — c’est l’une des centaines de marines havraises peintes par les peintres de plein air depuis Boudin et Jongkind dans les années 1850-1860. Monet emporte la toile à Argenteuil dans ses bagages, et elle reste pendant un an et demi dans son atelier, sans destination particulière.
Le tableau, ce qu’il montre
Impression, soleil levant est une huile sur toile mesurant 50 centimètres de haut sur 65 centimètres de large (dimensions officielles du musée Marmottan ; les dimensions visibles dans le cadre sont de 48 × 63 cm). Format paysage, modeste, presque une étude rapide — ce que les peintres de l’époque appelaient une pochade.
La composition est d’une simplicité saisissante. Au premier plan, dans une mer aux teintes bleu-vert sourdes, une silhouette propulse une barque à la godille ; un peu plus loin, une seconde barque indistincte contribue à l’effet de profondeur. La seule couleur chaude de toute la toile est le rouge-orangé du disque solaire et ses reflets fragmentés dans le clapot de l’eau.
À l’arrière-plan, dans la brume d’un camaïeu gris-bleuté qui noie tout, on devine plus qu’on ne voit le port industriel du Havre. Des verticales s’élèvent : mâts de grands voiliers à quai, grues sur les docks, cheminées d’usines qui crachent une fumée orientée — un vent léger de nord-ouest souffle, comme le confirmera l’étude météorologique de 2014. La ligne d’horizon est invisible, dissoute dans la brume.
La marée est haute — on le devine parce que les mâts des grands voiliers émergent au niveau du quai, ce qui n’est possible qu’à marée haute dans l’avant-port du Havre. Ce détail n’est pas anodin : il fait partie des éléments topographiques qui ont permis aux chercheurs du Marmottan en 2014 de fixer la date précise du tableau.
La technique est celle d’une peinture rapide à la pochade : touches horizontales fragmentées pour rendre le clapot de l’eau, glacis fluides pour la brume, empâtements plus appuyés pour le disque solaire et ses reflets, traits secs et noirs pour les mâts et les cheminées. Aucun travail de modelé. Aucun fini léché. C’est cela précisément qui va faire scandale en 1874.
Une œuvre de la modernité industrielle
Il faut s’arrêter sur un point que la plupart des articles grand public passent sous silence : Impression, soleil levant n’est pas un paysage marin classique. C’est une vue de port industriel à l’aube, peinte au moment où la France entre dans la deuxième industrialisation du Second Empire et des débuts de la Troisième République.
Le port du Havre, en 1872, est l’un des premiers ports industriels d’Europe. C’est par lui qu’arrivent le coton, le café, le sucre des colonies françaises et américaines. Les usines fument sur les docks, transformant les matières premières. Les voiliers côtoient les premiers vapeurs. Les grues mécaniques chargent et déchargent. C’est la modernité industrielle dans sa forme la plus brute, à un moment où les peintres académiques continuent de peindre des marines mythologiques avec sirènes et tritons.
En choisissant ce motif — un port industriel, à l’aube, dans la brume polluée par les cheminées — Monet pose un geste pictural radical. Il dit que la beauté n’est plus dans la nature idéalisée ou dans la mythologie, mais dans le monde tel qu’il est maintenant : industriel, fumant, en transformation. Cette posture est l’acte fondateur de la modernité picturale, plus encore que la technique impressionniste de la touche divisée.
C’est ce que le critique conservateur de 1874 ne pourra pas pardonner à Monet : non pas seulement de peindre mal, mais de peindre ça.
La naissance d’un titre par accident
Au printemps 1874, un groupe de trente artistes français refusant l’académisme officiel des Salons décide d’organiser sa propre exposition indépendante. Le groupe est constitué par Monet, Renoir, Sisley, Pissarro, Degas, Cézanne, Berthe Morisot et d’autres. Ils trouvent un lieu : les anciens ateliers du photographe Nadar, situés au 35 boulevard des Capucines à Paris, vacants depuis que Nadar a déménagé son studio.
L’exposition s’intitule officiellement « Première exposition de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs, graveurs, etc. ». Elle ouvre le 15 avril 1874 et durera un mois. Monet y présente plusieurs toiles, dont la pochade qu’il a peinte au Havre dix-huit mois plus tôt.
C’est au moment de constituer le catalogue de l’exposition qu’un détail anodin va tout changer. Edmond Renoir, frère cadet du peintre Auguste Renoir, est chargé de rédiger le catalogue. Il demande à Monet le titre de chacune de ses œuvres. Pour la marine havraise, Monet répond machinalement : « Vue du Havre. » Edmond Renoir lui fait remarquer que plusieurs autres tableaux de l’exposition s’intitulent déjà « Vue de » tel ou tel lieu. Il faut un titre plus distinctif.
Monet réfléchit quelques secondes, regarde le tableau, et dit simplement : « Mettez Impression. » Edmond Renoir, qui trouve ce titre trop court, complète par « soleil levant ». Le titre est inscrit au catalogue : Impression, soleil levant.
Ce détail administratif — un titre inventé sur le vif par le frère du peintre Renoir, complété par lui-même pour donner du poids à l’intitulé — va déclencher, dix jours plus tard, la naissance du nom le plus célèbre de l’art moderne occidental.
Louis Leroy et la moquerie fondatrice
Le 25 avril 1874, dix jours après l’ouverture de l’exposition Nadar, le critique d’art Louis Leroy publie dans le journal satirique Le Charivari un article qu’il intitule, par ironie, « L’Exposition des Impressionnistes ». Leroy a vu l’exposition. Il déteste tout ce qu’il y a vu. Et il décide de se moquer des peintres en piochant un mot dans le catalogue : « impression », qu’il a trouvé dans le titre du tableau de Monet.
L’article est construit comme un dialogue fictif entre Leroy et un peintre académique imaginaire qui visite l’exposition avec lui et passe d’enthousiasme initial à consternation devant chaque toile. Devant la marine de Monet, le personnage s’exclame :
« Impression, j’en étais sûr. Puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans. »
— Louis Leroy, Le Charivari*, 25 avril 1874*
Leroy enchaîne, à propos de la même toile : « Le papier peint à l’état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là ! » Le ton est ouvertement méprisant. Pour Leroy, le tableau de Monet ne mérite même pas le statut d’esquisse — c’est moins qu’un papier peint mal imprimé.
Mais en se moquant du mot « impression », Leroy fait quelque chose qu’il ne mesure pas. Il forge un nom. Toute son ironie repose sur l’idée qu’« impression » est un mot stupide, vide, vague. En répétant ce mot sur tout le ton du sarcasme, il l’imprime dans le vocabulaire critique. Quatre jours plus tard, ce mot ne sera plus une moquerie. Il sera devenu un programme esthétique.
Castagnary et l’adoubement
Le 29 avril 1874, soit quatre jours seulement après l’article de Leroy, un autre critique d’art publie dans Le Siècle un article qui prend exactement le contre-pied : Jules-Antoine Castagnary, dans un papier intitulé « Exposition du boulevard des Capucines. Les impressionnistes ».
Castagnary n’est pas un inconnu : c’est un critique de gauche, ami de Courbet, défenseur du réalisme et des peintres modernes. Il a vu l’exposition Nadar, et il y a vu autre chose que Leroy. Là où Leroy voit des bâcleurs incompétents, Castagnary voit une école nouvelle qui définit un projet pictural cohérent. Il récupère immédiatement le mot que Leroy a utilisé par dérision. Mais il en fait un manifeste.
« Ce n’est pas paysage, c’est Impression. »
— Jules-Antoine Castagnary, Le Siècle*, 29 avril 1874*
Cette formule renverse complètement le sens de l’attaque de Leroy. Pour Leroy, peindre une « impression » au lieu d’un paysage achevé était une faute — une paresse, un manque de fini, une trahison du métier. Pour Castagnary, c’est au contraire un programme : ces peintres ne cherchent plus à représenter le paysage objectif, ils cherchent à transmettre l’impression sensorielle que le paysage produit sur l’œil et le système nerveux du peintre. C’est une révolution philosophique sur ce qu’est la peinture.
Castagnary entérine donc, en sens positif, le terme inventé par dérision quatre jours plus tôt. À partir de ce moment, le mouvement s’appellera lui-même l’impressionnisme. D’abord par défi, puis avec fierté. Monet n’a rien fait. Edmond Renoir a inventé un titre par hasard. Leroy a moqué le titre. Castagnary a repris la moquerie en la retournant. C’est ce quatuor d’accidents qui a forgé le nom le plus célèbre de l’art moderne occidental.
Du Havre au Marmottan, l’histoire mouvementée d’une toile
L’histoire commerciale d’Impression, soleil levant est elle aussi marquée par l’imprévu.
À la fin de l’exposition Nadar en mai 1874, le tableau est vendu à Ernest Hoschedé, riche mécène et grand magasin, pour 800 francs — l’équivalent d’environ 3 500 euros en 2022. Somme honnête pour un Monet de l’époque.
Quatre ans plus tard, en 1878, Hoschedé fait faillite spectaculairement. Sa collection est dispersée en vente judiciaire. Impression, soleil levant est mise aux enchères. Mais l’impressionnisme reste massivement décrié par le marché, et la toile n’attire personne. Elle est finalement adjugée pour 210 francs — un quart du prix de 1874 — au collectionneur d’origine roumaine Georges de Bellio, médecin et ami des impressionnistes. Détail savoureux : Bellio achète la toile sous un titre erroné. Le catalogue de vente la mentionne comme « Impression, soleil couchant ». Personne, à ce moment-là, ne sait plus très bien si c’est un lever ou un coucher.
À la mort de Bellio en 1894, la toile passe par mariage à son gendre Ernest Donop de Monchy (qui a épousé sa fille Victorine en 1893). Elle reste dans la collection privée Donop de Monchy pendant plus de quarante ans.
En 1938, la veuve Donop de Monchy dépose le tableau à titre temporaire au musée Marmottan de Paris, qui constitue alors sa collection Monet (issue du legs de Michel Monet, fils du peintre, en 1966 — mais déjà alimentée par d’autres dons). Pendant l’Occupation allemande, la toile est évacuée au château de Chambord en 1940 avec d’autres trésors nationaux, pour échapper aux pillages nazis. Elle y reste jusqu’à la fin de la guerre.
En 1957, la donation est rendue définitive : Impression, soleil levant entre officiellement dans les collections du musée Marmottan, où elle reste depuis.
Le vol de 1985 et la disparition
Le 27 octobre 1985, vers 10 heures du matin, un commando armé de cinq individus fait irruption dans le musée Marmottan, à l’heure d’ouverture. Les hommes neutralisent les gardiens, immobilisent une vingtaine de visiteurs présents, et procèdent à un cambriolage précis et méthodique. En quelques minutes, ils décrochent neuf tableaux au total — dont des Renoir, des Berthe Morisot, et cinq Monet, parmi lesquels Impression, soleil levant.
Le butin est évalué à l’époque à plusieurs centaines de millions de francs. C’est l’un des cambriolages d’art les plus spectaculaires de l’histoire criminelle française. Les voleurs disparaissent sans laisser de trace. Les tableaux sont introuvables. La presse internationale s’en empare.
Pendant cinq ans, Impression, soleil levant est invisible. Le musée Marmottan ne peut plus l’exposer. Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) suivent des pistes en France et à l’étranger sans succès.
En décembre 1990, après cinq années d’enquête, les neuf tableaux volés sont retrouvés en Corse, dans une villa de Porto-Vecchio. L’opération de récupération est menée par les services français spécialisés dans le trafic d’œuvres d’art. Les voleurs identifiés sont des membres d’un réseau franco-japonais qui prévoyaient de revendre les œuvres à des collectionneurs asiatiques.
Impression, soleil levant retrouve sa place sur les murs du musée Marmottan en mars 1991. Le tableau a été légèrement endommagé pendant ses cinq années de captivité et nécessite une restauration mineure, mais l’essentiel est sauf. L’icône de l’impressionnisme avait failli disparaître à jamais.
L’enquête scientifique de 2014
En 2014, le musée Marmottan Monet décide de consacrer la première exposition jamais dédiée à cette unique œuvre : Impression soleil levant : l’Histoire vraie du chef-d’œuvre de Claude Monet. L’exposition se tient du 18 septembre 2014 au 18 janvier 2015.
À cette occasion, le musée commande une enquête scientifique approfondie sur le tableau. L’objectif : trancher, pour la première fois avec certitude, plusieurs questions historiques ouvertes depuis cent quarante ans.
Question n° 1 — Est-ce un soleil levant ou un soleil couchant ? Le titre original de 1874 disait « soleil levant ». Mais la vente Hoschedé de 1878 mentionnait « soleil couchant ». Au XXᵉ siècle, plusieurs historiens d’art avaient avancé qu’il s’agissait peut-être en réalité d’un coucher de soleil mal compris par l’auteur. L’enquête tranche définitivement : étude topographique de l’orientation du port du Havre + calcul des trajectoires solaires confirme qu’il s’agit bien d’un soleil levant, à l’est, conforme au titre original de Monet.
Question n° 2 — À quelle date précise le tableau a-t-il été peint ? Les chercheurs croisent trois types de données :
- Données topographiques : configuration du port du Havre vers 1872, position des grues et bâtiments visibles dans le tableau, marée haute observable
- Bulletins météorologiques d’époque, conservés au Service météorologique national : conditions de brume légère, vent de nord-ouest faible, ciel partiellement dégagé
- Trajectoires célestes : position exacte du soleil à l’aube selon la date, calculée par astronomie inverse
Les chercheurs identifient six dates possibles entre l’automne 1872 et le début 1873. Mais une seule date conjugue parfaitement les trois séries de données : le 13 novembre 1872, à 7h35 du matin, soit environ 30 minutes après l’aube astronomique.
Cette précision scientifique sur un tableau peint artistiquement est rare. Impression, soleil levant est probablement l’un des tableaux les mieux datés de toute l’histoire de l’art — non pas par documentation d’archives, mais par enquête forensique à partir de l’œuvre elle-même.
L’exposition de 2014, après avoir établi ces faits, réinstalle définitivement le tableau dans l’histoire : ce n’est plus une légende, c’est un événement daté à la minute près.
Comment voir l’œuvre aujourd’hui
Impression, soleil levant est conservé au Musée Marmottan Monet, à Paris. Conditions pratiques :
- Adresse : 2 rue Louis-Boilly, 75016 Paris (16ᵉ arrondissement, près du Bois de Boulogne)
- Métro : La Muette (ligne 9), à 10 minutes à pied
- Réservation : conseillée mais non obligatoire pour la collection permanente, billets en ligne sur le site officiel
- Tarif : autour de 14 € pour l’entrée générale, gratuit pour les moins de 8 ans
- Salle : Impression, soleil levant est exposé au rez-de-chaussée, dans la galerie principale de la collection Monet, qui contient également d’autres œuvres majeures du peintre
Le musée Marmottan Monet est la plus grande collection mondiale de Monet, constituée principalement par le legs de Michel Monet, fils du peintre, en 1966. Au-delà d’Impression, soleil levant, on y trouve des Nymphéas, des Cathédrales de Rouen, des œuvres de la période tardive de Giverny, ainsi que des œuvres impressionnistes de Berthe Morisot, Renoir, Pissarro, Sisley.
Conseil pratique : pour voir Impression, soleil levant dans les meilleures conditions, privilégier les matinées en semaine, hors vacances scolaires. Le tableau est très demandé et il est rare d’en avoir une vue directe sans attente en pleine journée.
Pour aller plus loin
Sources primaires citées
- Louis Leroy, « L’Exposition des Impressionnistes », dans Le Charivari, Paris, 25 avril 1874. La moquerie fondatrice qui a forgé par dérision le nom de l’impressionnisme.
- Jules-Antoine Castagnary, « Exposition du boulevard des Capucines. Les impressionnistes », dans Le Siècle, Paris, 29 avril 1874. L’adoubement positif du terme par un critique sérieux, quatre jours plus tard.
Etudes modernes de référence
- Daniel Wildenstein, Claude Monet : Biographie et catalogue raisonné, 5 volumes, La Bibliothèque des arts, Lausanne/Paris, 1974-1991. Édition de référence absolue.
- Marianne Mathieu et Dominique Lobstein (sous la direction de), Impression, soleil levant : l’histoire vraie du chef-d’œuvre de Claude Monet, catalogue d’exposition, musée Marmottan Monet, Hazan, 2014. Étude scientifique qui a établi la date du 13 novembre 1872 à 7h35.
Documentation institutionnelle
- Musée Marmottan Monet, Paris — institution propriétaire depuis 1957.
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