Musée Delacroix — l’atelier du maître romantique à Saint-Germain-des-Prés

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Musée Delacroix
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Au cœur de Saint-Germain-des-Prés, sur l’une des places les plus romantiques de Paris, se cache un musée d’un charme rare : le musée national Eugène Delacroix. Installé dans le dernier appartement et l’atelier où le grand peintre romantique vécut et mourut, ce lieu intimiste offre une plongée unique dans l’univers de l’un des plus grands artistes français du XIXe siècle.

Ici, pas de vastes galeries ni de foule : un appartement, un atelier, un jardin secret, où l’on découvre Delacroix dans son intimité, au plus près de sa vie et de sa création. Peintures, esquisses, pastels, lettres, objets personnels dévoilent l’homme privé derrière le peintre public des grands décors et des chefs-d’œuvre du Louvre. C’est une expérience à part, sensible et émouvante, qui séduit les amateurs d’art comme les promeneurs en quête d’un lieu paisible.

Sauvé de la destruction au début du XXe siècle par des artistes admirateurs, devenu musée national puis rattaché au Louvre, ce musée-atelier perpétue la mémoire de Delacroix dans le cadre même où il travailla ses dernières années. Cet article vous guide à travers son histoire, sa collection, son atmosphère et tout ce qu’il faut savoir pour préparer votre visite.




Musée-atelier intime, il présente l’œuvre de Eugène Delacroix dans un registre privé — ses grands chefs-d’œuvre étant conservés au Louvre voisin. Delacroix étant dans le domaine public, ses œuvres sont librement reproductibles.

Un visage de sainte d’une douceur bouleversante, qui inspira le poète Baudelaire, grand admirateur de Delacroix.

Peinte lors d’un séjour chez son amie l’écrivaine George Sand, à Nohant, une œuvre empreinte de tendresse.

Témoignage de son goût pour les sujets littéraires et dramatiques, chers au romantisme.

OEuvres et objets rapportés de son voyage de 1832 en Afrique du Nord, révélation de lumière et de couleur qui marqua tout son art.

Plus qu’une œuvre, un lieu : le vaste atelier lumineux ouvrant sur le jardin, où Delacroix créa ses dernières œuvres, chargé d’une émotion particulière.

La collection du musée Delacroix, à l’image du lieu, est intime et précieuse. Elle ne rassemble pas les immenses toiles des grands décors — celles-ci sont au Louvre ou dans les édifices publics —, mais un ensemble d’œuvres et d’objets qui dévoilent l’artiste dans son intimité et son processus créatif. Voici les incontournables à découvrir.

Les peintures présentées au musée offrent un aperçu de l’art de Delacroix dans un registre plus intime que celui de ses grandes compositions. On peut y admirer des œuvres comme Madeleine dans le désert, qui inspira le poète Baudelaire, grand admirateur du peintre, L’Éducation de la Vierge, peinte lors d’un séjour chez son amie l’écrivaine George Sand, ou encore Roméo et Juliette au tombeau des Capulet, témoignant de son goût pour les sujets littéraires et dramatiques.

Les esquisses et études révèlent le processus créatif de Delacroix, sa manière de travailler, de préparer ses compositions. Ces œuvres, souvent d’une grande liberté et d’une grande fraîcheur, montrent l’artiste au travail, dans le secret de son atelier, cherchant, essayant, mettant au point ses idées. Elles offrent un regard précieux sur la genèse de son art.

Les pastels et dessins constituent un ensemble remarquable, révélant la maîtrise de Delacroix dans ces techniques et son sens de la couleur et de la lumière. Ces œuvres sur papier, plus fragiles, sont présentées par roulement et témoignent de la richesse de son talent au-delà de la peinture à l’huile.

Les souvenirs du voyage au Maroc occupent une place particulière. Le voyage que Delacroix effectua en Afrique du Nord en 1832 fut une révélation qui marqua durablement son art — la lumière, les couleurs, les scènes orientales. Le musée conserve des œuvres et des souvenirs liés à ce voyage déterminant, qui nourrit son imaginaire jusqu’à la fin de sa vie.

Les lettres, objets personnels et souvenirs plongent le visiteur dans l’intimité de l’homme : sa correspondance, ses effets personnels, des photographies de ses proches, des documents retraçant sa vie et ses amitiés. Ces éléments, rarement présentés dans les grands musées, font tout le prix de ce lieu, qui donne à voir l’homme derrière l’artiste.

L’atelier lui-même, enfin, est l’un des « incontournables » du musée : ce vaste espace lumineux, ouvrant sur le jardin, où Delacroix créa ses dernières œuvres, est un lieu d’une émotion particulière, où l’on ressent la présence du peintre. Pour découvrir ses plus célèbres chefs-d’œuvre — comme La Liberté guidant le peuple ou La Mort de Sardanapale —, il faut en revanche se rendre au musée du Louvre, tout proche, dont ce musée-atelier est le complément idéal.


Le musée Delacroix est indissociable de l’histoire personnelle du peintre et du combat mené pour préserver ce lieu chargé de mémoire. Comprendre comment cet atelier est devenu un musée, c’est comprendre l’attachement qu’inspire Delacroix.

Eugène Delacroix s’installa dans cet appartement de la rue de Furstemberg en 1857, à la fin de sa vie. Il choisit ce lieu notamment pour sa proximité avec l’église Saint-Sulpice, toute proche, dont il décorait alors la chapelle des Saints-Anges — l’un de ses ultimes grands chefs-d’œuvre. Le peintre fit aménager, dans le jardin, un atelier lumineux et spacieux, à la mesure de son travail. C’est là qu’il vécut et créa ses dernières années, jusqu’à sa mort, survenue dans cet appartement en 1863. Le lieu porte ainsi la trace de ses derniers moments de création.

Après la mort de Delacroix, l’appartement et l’atelier connurent divers locataires, et le lieu tomba peu à peu dans l’oubli. Au début du XXe siècle, sa destruction fut même envisagée. C’est alors qu’un groupe d’artistes admirateurs se mobilisa pour le sauver. En 1929, à l’initiative notamment du peintre Maurice Denis et de Paul Signac, fut créée la Société des Amis d’Eugène Delacroix, avec pour ambition d’empêcher la disparition de l’atelier et de faire mieux connaître l’œuvre du maître. Maurice Denis loua puis acheta les lieux, y présentant des expositions et rassemblant une collection en hommage au peintre.

Grâce à cette mobilisation, le lieu fut sauvé et sa vocation de mémoire assurée. En 1954, la Société fit don des collections et des locaux à l’État, dans le but d’en faire un musée. Le musée Eugène Delacroix devint musée national en 1971. Depuis 2004, il est rattaché à l’établissement public du musée du Louvre, ce qui crée un lien privilégié entre le petit musée-atelier de Saint-Germain-des-Prés et le grand musée qui conserve les plus célèbres chefs-d’œuvre du peintre. Ainsi, l’atelier où Delacroix travailla est-il devenu un lieu de mémoire vivante, sauvé par la ferveur de ses admirateurs.


Le musée Delacroix est un petit musée, que l’on visite en une heure environ. Cette dimension intimiste est précisément son charme : loin de l’immensité et de la foule des grands musées, on y découvre l’univers de Delacroix dans une atmosphère paisible et recueillie, propice à la contemplation.

Le parcours conduit à travers l’appartement, où sont présentées les œuvres et les souvenirs, puis vers l’atelier, dans le jardin, cœur émouvant du lieu. Le jardin lui-même, petit havre de verdure caché au cœur de la ville, invite à une pause hors du temps. L’ensemble compose un lieu d’une grande douceur, où l’art et l’intimité se rejoignent.

La visite du musée Delacroix se conçoit idéalement en complément de celle du Louvre, dont il dépend et où se trouvent ses grands chefs-d’œuvre — le billet du Louvre donne d’ailleurs accès au musée Delacroix. Pour profiter pleinement du calme du lieu, la visite en semaine est idéale. Notez que les espaces, situés dans un immeuble ancien, ne disposent pas de climatisation : mieux vaut adapter sa visite lors des fortes chaleurs. Le musée propose aussi des activités, visites et soirées thématiques qui enrichissent la découverte.


Quels sont les horaires du musée Delacroix ?

Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi. Les horaires sont généralement de 9h30 à 17h30 (avec des variations selon les jours ; fermeture de la billetterie environ 30 minutes avant). Il est fermé le mardi, ainsi que les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Des soirées exceptionnelles sont proposées selon la programmation.

Quel est le tarif d’entrée ?

Le tarif plein est d’environ 9 €. Un billet jumelé Louvre-Delacroix est proposé aux alentours de 22 €. Par ailleurs, le billet d’entrée du musée du Louvre donne accès gratuitement au musée Delacroix le jour même ou le jour d’ouverture suivant. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et pour tous le premier dimanche du mois.

Où se trouve le musée Delacroix ?

Le musée est situé au 6, rue de Furstemberg, dans le 6e arrondissement, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, sur la charmante place de Furstenberg. La station de métro Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) et Mabillon (ligne 10) sont les plus proches.

Le billet du Louvre donne-t-il accès au musée Delacroix ?

Oui, le billet d’entrée au musée du Louvre donne accès gratuitement au musée Delacroix le jour de la visite au Louvre ou le jour d’ouverture suivant, les deux musées étant liés.

Combien de temps faut-il prévoir pour la visite ?

Le musée étant de petite taille, comptez environ une heure pour une visite complète, en incluant l’atelier et le jardin. C’est une visite idéale à combiner avec une promenade dans le quartier.

Faut-il réserver à l’avance ?

La réservation n’est pas toujours indispensable pour ce musée à taille humaine, mais elle est conseillée pour les activités spécifiques (visites guidées, soirées) et en période d’affluence.

Où voir les grands chefs-d’œuvre de Delacroix ?

Les plus célèbres grandes toiles de Delacroix, comme La Liberté guidant le peuple ou La Mort de Sardanapale, sont conservées au musée du Louvre, tout proche. Ses grands décors se trouvent notamment à l’église Saint-Sulpice et dans plusieurs édifices publics parisiens.


Le musée Delacroix bénéficie d’un emplacement d’exception, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, l’un des quartiers les plus charmants et les plus littéraires de Paris. Sa visite s’inscrit idéalement dans une découverte de ce quartier mythique de la rive gauche.

La place de Furstenberg, où se trouve le musée, est l’une des plus romantiques de Paris, avec ses arbres et ses lampadaires, prisée des amoureux et des photographes. Tout autour, le quartier de Saint-Germain-des-Prés déploie ses trésors : la plus ancienne église de Paris, les célèbres cafés littéraires, les galeries d’art, les boutiques et les librairies, dans une atmosphère élégante et intellectuelle. L’église Saint-Sulpice, toute proche, permet d’admirer les grands décors peints par Delacroix dans la chapelle des Saints-Anges — un complément essentiel à la visite du musée.

Les amateurs d’art pourront prolonger leur parcours en rejoignant le musée du Louvre, tout proche de l’autre côté de la Seine, où sont conservés les plus célèbres chefs-d’œuvre de Delacroix. La rive gauche offre aussi d’autres découvertes, entre le Quartier latin et Saint-Germain-des-Prés. Une journée dans ce quartier, entre l’intimité de l’atelier de Delacroix, l’atmosphère littéraire de Saint-Germain et les trésors artistiques alentour, est l’une des plus belles manières de goûter à l’âme de la rive gauche.

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