Auguste Bartholdi au musée d’Orsay — l’homme qui sculpta la Liberté

À la rentrée 2026, le musée d’Orsay rend hommage à l’un des sculpteurs les plus célèbres au monde par son œuvre, et pourtant méconnu par son nom : Auguste Bartholdi, le créateur de la Statue de la Liberté. Du 15…

📍 Musée d'Orsay 🗓 Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027

Informations pratiques
DatesDu 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027
LieuMusée d'Orsay
Horaires9h30 / 18h, jeudi 21h45, fermé le lundi
Tarif plein16 euros
Tarif réduit13 euros
MétroSolférino / RER C Musée d'Orsay
Réserver des billets

À la rentrée 2026, le musée d’Orsay rend hommage à l’un des sculpteurs les plus célèbres au monde par son œuvre, et pourtant méconnu par son nom : Auguste Bartholdi, le créateur de la Statue de la Liberté. Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027, l’exposition Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde retrace le parcours de ce sculpteur visionnaire et l’épopée de son chef-d’œuvre, à l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

Il y a là une belle occasion de justice. Quand on pense à la Statue de la Liberté, on l’associe souvent à Gustave Eiffel, qui en conçut la structure interne. Mais l’œuvre, dans sa conception, sa forme, son symbole, on la doit à Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904), figure majeure de la sculpture française du XIXe siècle. L’exposition met enfin le sculpteur en pleine lumière, révélant l’homme et le créateur derrière l’icône universelle.

L’exposition retrace toute l’aventure : depuis les premières intuitions du sculpteur alsacien jusqu’à l’inauguration de la statue à New York en 1886, en passant par les innombrables défis artistiques, techniques, politiques et financiers qu’il fallut surmonter. Elle met en lumière l’union de l’art et de l’ingénierie, les contributions de Viollet-le-Duc et de Gustave Eiffel, et donne à voir, à travers maquettes, études, plâtres et dessins, la fabrication d’un mythe. Une expérience en réalité virtuelle prolonge le parcours, de Paris à New York.

Cet article présente l’enjeu de cette exposition anniversaire, la figure d’Auguste Bartholdi, la genèse de la Statue de la Liberté, l’alliance de l’art et de l’ingénierie, le parcours et les œuvres réunies, la portée universelle de ce symbole, et toutes les informations pratiques pour préparer une visite jusqu’au 31 janvier 2027.


Le pourquoi de l’exposition — un anniversaire américain

L’exposition Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde s’inscrit dans une célébration internationale : le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, signée en 1776 et commémorée tout au long de l’année 2026. Ce contexte donne à l’exposition tout son sens et toute sa résonance.

La Statue de la Liberté est, par excellence, le symbole de l’amitié franco-américaine. Conçue comme un cadeau de la France aux États-Unis, elle fut initialement pensée pour commémorer le centenaire de l’indépendance américaine, en 1876. En consacrant, à l’occasion du 250e anniversaire, une exposition à son créateur, le musée d’Orsay renoue avec cette histoire commune et rappelle le rôle de la France dans la naissance de ce monument devenu emblème des États-Unis et de la liberté dans le monde entier.

Mais l’exposition poursuit aussi un autre but : rendre justice à Auguste Bartholdi lui-même. Car si son œuvre est universellement connue, son nom l’est beaucoup moins, souvent éclipsé par celui de Gustave Eiffel. En présentant le parcours du sculpteur, ses œuvres, ses méthodes, ses combats, l’exposition redonne à Bartholdi la place qui lui revient dans l’histoire de l’art. Elle montre que derrière l’icône se cache un artiste de talent, un créateur visionnaire, dont l’ambition et la ténacité forcèrent le destin. C’est cette redécouverte du sculpteur, autant que la célébration de son chef-d’œuvre, qui fait l’intérêt de l’exposition.


Qui est Auguste Bartholdi ?

Pour comprendre la Statue de la Liberté, il faut connaître son créateur, Frédéric-Auguste Bartholdi — un sculpteur au tempérament de bâtisseur, dont l’ambition démesurée trouva dans les monuments colossaux son terrain d’expression.

Auguste Bartholdi naquit en 1834 à Colmar, en Alsace. Attiré très tôt par l’art, il se forma à la peinture avant de se tourner vers la sculpture, sa véritable vocation. Un voyage en Égypte et au Proche-Orient, dans sa jeunesse, le marqua profondément : il y découvrit les monuments colossaux de l’Antiquité, ces statues gigantesques qui défiaient le temps, et en conçut le goût du monumental, de l’œuvre à l’échelle du paysage et de l’histoire. Ce goût du colossal deviendra la signature de son art.

Bartholdi s’imposa comme l’un des grands sculpteurs français de son siècle, spécialisé dans les monuments publics et commémoratifs. Outre la Statue de la Liberté, il est l’auteur d’autres œuvres majeures, dont le célèbre Lion de Belfort, monument à la résistance de la ville de Belfort lors de la guerre de 1870, taillé à même la falaise — une œuvre puissante, patriotique, emblématique de son art. Il réalisa aussi de nombreuses fontaines, statues et monuments, en France comme aux États-Unis, notamment la Fontaine Bartholdi. Son œuvre est celle d’un sculpteur au service de la mémoire, des idéaux, de la célébration publique.

Alsacien, Bartholdi fut aussi profondément marqué par l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871, après la défaite française. Ce drame nourrit son patriotisme et son attachement aux idéaux de liberté, qui trouveront leur expression la plus haute dans la Statue de la Liberté. Homme de convictions, animé par la foi dans le progrès et la liberté propre à son époque, Bartholdi mit son génie de sculpteur au service de ces valeurs. C’est cette rencontre entre un tempérament de bâtisseur, un goût du colossal et un idéal de liberté qui donna naissance à son chef-d’œuvre.


La naissance de la Statue de la Liberté

L’histoire de la Statue de la Liberté est celle d’un rêve tenace, né d’une conversation et porté pendant plus de vingt ans par la volonté d’un homme. L’exposition en retrace toute la genèse, souvent méconnue.

L’idée germa, dit-on, lors d’un dîner à Versailles, vers 1865. Le penseur républicain Édouard Laboulaye, admirateur des États-Unis et de leurs institutions, évoqua l’idée d’un monument célébrant l’amitié entre la France et l’Amérique et les idéaux de liberté qu’elles partageaient. Bartholdi s’empara de cette idée et en fit le grand projet de sa vie. Il faut noter que le sculpteur avait auparavant conçu un projet de statue colossale pour l’entrée du canal de Suez — une figure féminine portant un flambeau, censée éclairer l’Asie. Ce projet, resté sans suite, préfigurait la Statue de la Liberté et en nourrit la conception.

Bartholdi porta son rêve avec une ténacité extraordinaire. Il traversa l’Atlantique pour convaincre les Américains, choisit l’emplacement de la statue dans la baie de New York, conçut la figure — une femme drapée à l’antique, brandissant une torche, couronnée de rayons, tenant une tablette. Il fallut des années de travail, de promotion, de collecte de fonds des deux côtés de l’Atlantique. En France, on finança la statue ; aux États-Unis, il fallut financer le piédestal, ce à quoi contribua notamment le journaliste Joseph Pulitzer, qui mobilisa l’opinion. L’atelier parisien Gaget, Gauthier et Cie assura la construction. Ce fut une aventure collective, mais portée avant tout par la vision d’un homme.

Conçue pour le centenaire de l’indépendance américaine en 1876, la statue ne fut finalement achevée et inaugurée qu’en 1886, après bien des retards et des difficultés. Entre-temps, Bartholdi et ses soutiens durent faire preuve d’imagination, d’audace et de ténacité pour concevoir, promouvoir et construire ce qui était alors la plus grande statue du monde. L’exposition donne à voir cette longue épopée, depuis les premières esquisses jusqu’à l’inauguration triomphale, révélant tout le travail, les doutes, les révisions qui se cachent derrière le monument final. On y découvre que la Liberté, avant d’être un mythe, fut un problème à résoudre, un défi relevé pas à pas.


L’art et l’ingénierie

L’un des aspects les plus fascinants de la Statue de la Liberté, et l’un des thèmes majeurs de l’exposition, est l’alliance de l’art et de l’ingénierie — cette collaboration entre le sculpteur et les ingénieurs qui rendit possible un monument d’une ampleur inédite.

Construire une statue de cette taille — quarante-six mètres de haut, quatre-vingt-treize mètres avec son piédestal — posait des défis techniques colossaux. Comment ériger une figure aussi immense, capable de résister au vent, aux intempéries, au temps ? La solution vint de l’ingénierie. Bartholdi s’entoura des meilleurs. Il fit d’abord appel à l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, célèbre restaurateur de monuments médiévaux, qui imagina une première solution technique. À la mort de celui-ci, c’est l’ingénieur Gustave Eiffel — futur bâtisseur de la tour qui porte son nom — qui prit le relais et conçut la structure interne de la statue.

Le génie d’Eiffel fut d’imaginer une charpente métallique intérieure, un squelette de fer souple, sur lequel était fixée la enveloppe de cuivre martelé formant la figure visible. Ce système ingénieux permettait à la statue de résister aux vents tout en autorisant les dilatations du métal. La Statue de la Liberté est ainsi, autant qu’une œuvre d’art, une prouesse d’ingénierie, un manifeste de la modernité technique du XIXe siècle. Elle témoigne de cette époque où l’art et l’industrie, la sculpture et le génie civil, unissaient leurs forces pour réaliser l’impossible. C’est d’ailleurs cette contribution technique qui explique que le nom d’Eiffel soit resté associé à la statue.

L’exposition met en valeur cette dimension, montrant comment le rêve du sculpteur put devenir réalité grâce à l’ingénierie. Elle illustre l’union féconde de l’art et de la technique, caractéristique de ce siècle du progrès. Loin d’opposer le geste de l’artiste et le calcul de l’ingénieur, la Statue de la Liberté les réconcilie dans une œuvre commune. C’est l’un des enseignements les plus riches de l’exposition : derrière l’icône, il y a une aventure technique et humaine, une collaboration entre des hommes de génie aux talents complémentaires, unis par un même rêve.


Le parcours de l’exposition

L’exposition adopte un parti pris passionnant : plutôt que de célébrer le mythe achevé, elle donne à voir la fabrication de l’œuvre, le processus créatif, la part manuelle et laborieuse de l’art. C’est au plus près de l’atelier que le visiteur est invité.

Le parcours rassemble maquettes, modèles de travail, études et dessins préparatoires, qui révèlent le long cheminement de Bartholdi vers la forme finale. On découvre ses études de la torche, ses essais obstinés en plâtre, les modèles successifs de la statue, gardés à une échelle qui permet de les lire comme des problèmes à résoudre plutôt que comme un mythe figé. Les dessins préparatoires montrent le sculpteur s’acharnant sur les drapés, la posture, cherchant l’équilibre juste ; les études resserrent le visage et le geste jusqu’à ce qu’ils portent de loin, à l’échelle monumentale. Tout est révision, tâtonnement, détermination — et le monument final n’en paraît que plus mérité.

L’exposition ne se limite pas à la Statue de la Liberté. Elle présente aussi d’autres facettes de l’œuvre de Bartholdi, qui le ramènent à la France et à la vie publique. Les pièces autour du Lion de Belfort révèlent son goût pour une force comprimée, un modelé franc et musculeux, au service d’un sujet patriotique. La Fontaine Bartholdi témoigne d’une autre forme d’ambition, où les figures, l’eau et l’architecture doivent coopérer. Des carnets, des lettres, des notes rapides gardent l’échelle humaine à portée, même quand les projets sont gigantesques, et font entrer le visiteur dans l’intimité du créateur.

Le parcours se prolonge par une expérience en réalité virtuelle, Une statue pour la Liberté, le rêve de Bartholdi, de Paris à New York. Équipés d’un casque, les visiteurs marchent dans les pas du sculpteur, de Versailles en 1865, où naît l’idée, à l’effervescence de l’atelier parisien, jusqu’à la baie de New York. Ils découvrent les sources d’inspiration de Bartholdi, ses obstacles, mais aussi les alliances décisives — Eiffel, Pulitzer, les ouvriers, les donateurs anonymes des deux rives — qui donnèrent un visage à la Liberté. Fruit d’un travail scientifique rigoureux, cette expérience immersive offre une manière vivante et sensible de revivre l’épopée.


Une icône universelle de la liberté

Au-delà de l’histoire de sa création, la Statue de la Liberté est devenue l’un des symboles les plus puissants et les plus universels au monde. L’exposition invite à réfléchir à cette portée symbolique, qui dépasse de loin l’œuvre du sculpteur.

Dès son inauguration, la statue devint le symbole de la liberté et de l’accueil. Dressée à l’entrée du port de New York, elle fut la première image que découvraient les millions d’immigrants arrivant aux États-Unis en quête d’une vie nouvelle. Pour ces foules venues d’Europe et d’ailleurs, la Liberté éclairant le monde — c’est son titre complet — incarnait l’espoir, la promesse d’un avenir meilleur, l’accueil d’une terre de liberté. Elle est ainsi chargée d’une émotion et d’une signification humaines immenses, liées à l’histoire de l’immigration et du rêve américain.

La statue est aussi l’expression des idéaux de son époque : la foi dans le progrès, humain et technique, la confiance dans les valeurs de liberté et de démocratie, l’optimisme d’un siècle qui croyait en l’avenir. Emblématique de ces idéaux, elle témoigne d’une vision du monde, d’une espérance, que le XIXe siècle finissant portait avec force. Comprendre la statue, c’est aussi comprendre cette époque, ses valeurs, ses rêves. Bartholdi a su donner une forme sensible, universelle, à ces aspirations, et c’est en cela que son œuvre a dépassé son temps.

Aujourd’hui, la Statue de la Liberté est l’une des images les plus reconnaissables de la planète, reproduite, célébrée, parfois détournée, mais toujours porteuse de sa charge symbolique. Elle appartient au patrimoine de l’humanité, bien au-delà des États-Unis et de la France. En rendant hommage à son créateur, l’exposition rappelle qu’à l’origine de ce symbole universel, il y a un homme, un sculpteur français, un rêve porté avec ténacité. Elle invite à redécouvrir, derrière l’icône familière, l’œuvre d’art et l’aventure humaine qui lui donnèrent naissance. C’est tout le sens de cet hommage rendu à Auguste Bartholdi.


Le musée d’Orsay — l’écrin

L’exposition trouve un cadre naturel au musée d’Orsay, le grand musée de l’art du XIXe siècle, dont les collections et l’histoire entretiennent une affinité profonde avec l’œuvre de Bartholdi.

Installé dans une ancienne gare, chef-d’œuvre de l’architecture métallique du début du XXe siècle, le musée d’Orsay est consacré à l’art de la période 1848-1914 — précisément l’époque de Bartholdi. Il conserve la plus grande collection au monde d’art impressionniste, mais aussi de riches collections de sculpture, de peinture académique, d’arts décoratifs et de témoignages de la modernité industrielle. Le bâtiment lui-même, avec sa vaste nef métallique, illustre cette union de l’art et de l’ingénierie qui est au cœur de l’aventure de la Statue de la Liberté. Le lieu est donc en résonance parfaite avec le sujet.

Le musée d’Orsay conserve d’ailleurs dans ses collections un modèle en bronze de la Liberté de Bartholdi, acquis dès 1900, ainsi que d’autres témoignages de son œuvre. Accueillir cette exposition prolonge donc naturellement sa vocation. Après avoir découvert l’aventure de Bartholdi, le visiteur peut prolonger sa visite dans les collections permanentes du musée, à la rencontre des grands maîtres du XIXe siècle, peintres et sculpteurs, qui firent de cette période l’une des plus riches de l’histoire de l’art. Le musée d’Orsay offre ainsi, autour de l’exposition, un panorama complet de l’art du temps de Bartholdi.


Informations pratiques

Lieu : Musée d’Orsay, Esplanade Valéry Giscard d’Estaing, 75007 Paris (rive gauche de la Seine, face au jardin des Tuileries)

Dates : du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027

Accès :

  • Métro : ligne 12, station Solférino
  • RER : ligne C, station Musée d’Orsay
  • Bus : lignes 63, 68, 69, 73, 83, 84, 87, 94
  • Vélib’ : stations rue de Lille et quai Voltaire

Horaires :

  • Ouvert du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 18 h
  • Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h 45
  • Fermé le lundi, ainsi que le 1er mai et le 25 décembre

Tarifs (à confirmer sur le site officiel) :

  • Plein tarif : de l’ordre de 16 euros (billet daté, donnant accès à l’exposition et aux collections)
  • Tarif réduit : 13 euros (billet horodaté)
  • Gratuit pour les moins de 18 ans et les résidents de l’Union européenne de 18 à 25 ans

Durée de visite recommandée : environ 1 h 30 pour l’exposition (davantage avec les collections et l’expérience en réalité virtuelle)

Réservation : vivement conseillée en ligne, avec choix d’un créneau horaire, sur le site du musée d’Orsay. L’affluence est forte, notamment le week-end.

Accessibilité : le musée d’Orsay est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Bon à savoir : l’expérience en réalité virtuelle Une statue pour la Liberté fait l’objet d’un accès spécifique — se renseigner sur les modalités et la réservation lors de l’achat des billets.


Pour aller plus loin

Sources institutionnelles citées

  • Musée d’Orsay, dossier de présentation de l’exposition Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde.
  • Musée d’Orsay, présentation de l’expérience en réalité virtuelle Une statue pour la Liberté, le rêve de Bartholdi.

Sources et études de référence

  • Catalogue de l’exposition Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde (musée d’Orsay, 2026).
  • Robert Belot et Daniel Bermond, Bartholdi, Perrin.

Documentation institutionnelle

À lire aussi sur Hors Cadre

  • Antoine Bourdelle — autre grand sculpteur français, contemporain de la génération suivante.
  • Le musée du Louvre — le plus grand musée du monde — l’autre grand musée parisien, complémentaire d’Orsay.
  • Gustave Caillebotte — le peintre du Paris moderne — le peintre de la modernité du fer et de l’ingénierie, en écho à l’aventure technique de la statue.

— M

Informations pratiques
DatesDu 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027
LieuMusée d'Orsay
Horaires9h30 / 18h, jeudi 21h45, fermé le lundi
Tarif plein16 euros
Tarif réduit13 euros
MétroSolférino / RER C Musée d'Orsay
Réserver des billets

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