Musée Marmottan Monet — que voir, horaires, billets
À l’orée du bois de Boulogne, dans le quartier paisible du Ranelagh (16ᵉ arrondissement de Paris), un ancien hôtel particulier de style Empire abrite l’une des collections les plus précieuses au monde sur l’impressionnisme. Le musée Marmottan Monet conserve le premier fonds mondial d’œuvres de Claude Monet — plus de 100 peintures dont l’emblématique Impression, soleil levant (1872), le tableau qui a donné son nom au mouvement impressionniste. Il abrite également la plus grande collection mondiale d’œuvres de Berthe Morisot — plus de 25 tableaux et de nombreuses œuvres graphiques léguées par les descendants de la peintre.
Le musée est ouvert au public depuis 1934, dans un bâtiment chargé d’histoire : ancien pavillon de chasse du 3ᵉ duc de Valmy, racheté en 1882 par le collectionneur Jules Marmottan, transformé en hôtel particulier de style Empire par son fils Paul Marmottan, historien d’art, qui le légua à l’Académie des Beaux-Arts en 1932 avec ses collections médiévales, Renaissance et Premier Empire. Les legs successifs — Donop de Monchy 1957, Michel Monet 1966, Daniel Wildenstein 1980, Nelly Duhem 1985, Denis et Annie Rouart 1993 — ont progressivement transformé ce musée Empire en temple parisien de l’impressionnisme.
Cet article guide votre visite du musée Marmottan Monet : histoire du bâtiment, œuvres incontournables, horaires et tarifs 2026, conseils de visite, expositions en cours, questions fréquentes, et alentours. À noter aussi un épisode singulier de l’histoire du musée — le vol à main armée du 27 octobre 1985 qui dépouilla l’institution de neuf chefs-d’œuvre (dont Impression, soleil levant) avant leur récupération spectaculaire en Corse cinq ans plus tard.
Le musée Marmottan Monet en bref
| Adresse | 2 rue Louis Boilly, 75016 Paris |
| Métro | La Muette, ligne 9 |
| Horaires | Mar-dim 10h-18h, jeudi nocturne jusqu’à 21h00, fermé lundi |
| Tarifs | 14 € sur place |
| Site officiel | marmottan.fr |
Histoire d’un pavillon de chasse devenu temple de l’impressionnisme
L’histoire du musée Marmottan Monet commence bien avant l’impressionnisme. Au début du XIXᵉ siècle, le bâtiment qui abrite aujourd’hui le musée n’est qu’un modeste pavillon de chasse, propriété de François-Christophe-Edmond Kellermann, 3ᵉ duc de Valmy (1802-1868). Le pavillon, situé à la lisière du bois de Boulogne (qui était alors le terrain de chasse de l’aristocratie parisienne), servait de point de rendez-vous pour les parties de chasse au gibier qui s’y pratiquaient régulièrement.
1882 : la propriété est rachetée par Jules Marmottan (1829-1883), industriel et homme d’affaires prospère, collectionneur passionné d’art médiéval et Renaissance. Jules Marmottan commence la transformation du modeste pavillon en demeure de famille plus confortable, mais meurt l’année suivante sans avoir vu l’œuvre achevée.
Le bâtiment et la collection d’art passent à son fils unique, Paul Marmottan (1856-1932), historien d’art spécialisé dans la période napoléonienne et le Premier Empire. Paul Marmottan transforme complètement le pavillon hérité de son père. Il l’agrandit dans le style Empire, fait édifier de nouvelles salles, redessine les jardins, et y installe sa propre collection — mobilier Empire, bronzes, tableaux du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècle, objets d’art rassemblés au cours de trente années de collectionnisme. La demeure devient, dans le Paris des années 1900-1920, l’un des grands hôtels particuliers privés de la capitale, comparable au musée Jacquemart-André (ouvert en 1913) dans son modèle.
1932 : Paul Marmottan, sans descendance directe, lègue par testament le bâtiment, ses collections et son mobilier à l’Académie des Beaux-Arts — institution dont il était membre depuis 1925. Il stipule que le bâtiment doit être ouvert au public sous forme de musée, dans le respect de l’organisation et de l’esprit qu’il avait donnés à sa demeure.
1934 : ouverture officielle du musée Marmottan au public. La première décennie est marquée par une fréquentation modeste — le musée est alors un musée Empire spécialisé, principalement consacré aux collections de Paul Marmottan (mobilier napoléonien, objets d’art, peintures du XVIIIᵉ-XIXᵉ siècle).
Le tournant impressionniste commence en 1957 avec le legs de Victorine Donop de Monchy — fille du docteur Georges de Bellio, médecin et collectionneur ami des impressionnistes. Le docteur de Bellio avait soigné Monet, Renoir, Pissarro, Sisley et Manet, et acquis directement plusieurs de leurs œuvres en échange de ses soins. Le legs Donop de Monchy comprend notamment Impression, soleil levant de Claude Monet (1872) — œuvre qui restera désormais le trésor identitaire du musée.
1966 : le tournant décisif. Michel Monet (1878-1966), fils cadet et dernier descendant direct de Claude Monet, meurt sans héritier. Il lègue par testament à l’Académie des Beaux-Arts, donc au musée Marmottan, l’intégralité de la collection personnelle qu’il avait héritée de son père à la mort de Claude Monet en 1926 — plus de 100 peintures, dessins, carnets de croquis, objets personnels du peintre. Parmi les œuvres : un ensemble exceptionnel des grands Nymphéas tardifs de Giverny (1914-1926), plusieurs versions du Pont japonais, scènes de la Seine et vues de Londres.
Cette donation Michel Monet transforme radicalement l’identité du musée. L’institution renommée « Musée Marmottan Monet » devient instantanément le premier fonds mondial d’œuvres de Claude Monet — devant le musée d’Orsay, devant le Metropolitan Museum, devant le Musée des Beaux-Arts de Boston. Une salle Carlu est aménagée au sous-sol pour accueillir les grands formats des Nymphéas.
1980 : nouveau legs majeur — Daniel Wildenstein (1917-2001), marchand d’art et historien, donne au musée la collection d’enluminures médiévales rassemblée par son père Georges Wildenstein. Plus de 200 enluminures des écoles française, anglaise, flamande et italienne entre le XIIIᵉ et le XVᵉ siècle. La salle Wildenstein est aménagée pour les présenter.
1985 : legs Nelly Sergeant-Duhem, fille adoptive du peintre postimpressionniste Henri Duhem. Œuvres de Gauguin, Renoir, Guillaumin, Carrière, et le Monet de Promenade à Argenteuil.
1993 et 1996 : les legs Denis et Annie Rouart — descendants directs de Berthe Morisot par son petit-fils Ernest Rouart (qui avait épousé Julie Manet, fille de Berthe). Plus de 25 peintures, aquarelles, pastels et dessins de Berthe Morisot. Le musée devient du même coup la plus grande collection mondiale d’œuvres de la peintre. La Fondation Denis et Annie Rouart est créée au sein du musée en 1996 pour gérer ces fonds.
En moins de quarante ans (1957-1996), le modeste musée Empire de Paul Marmottan s’est transformé en institution majeure de l’impressionnisme mondial. Près de 90 ans après son ouverture, le musée Marmottan Monet accueille aujourd’hui environ 270 000 à 400 000 visiteurs par an selon les années, sous la direction de Érik Desmazières, graveur élu à l’Académie des Beaux-Arts.
Les œuvres à ne pas manquer
Le musée s’organise sur trois niveaux principaux : rez-de-chaussée et premier étage (collections Marmottan d’origine, salles Empire), sous-sol (salle Carlu consacrée à Monet et grands Nymphéas), salle Wildenstein (enluminures médiévales). Voici les œuvres essentielles, par ordre de priorité de visite.
1. Impression, soleil levant — Claude Monet (1872)
Sous-sol, salle Carlu. L’œuvre fondatrice de l’impressionnisme. Peinte au Havre en novembre 1872, elle représente le port du Havre à l’aube sous un ciel orangé brumeux. Trois petites barques se devinent dans la brume, le soleil rouge émerge à droite, reflété en traînées orangées sur l’eau. Touche rapide, suggestive, non finie. Exposée à la 1ʳᵉ exposition impressionniste d’avril 1874 sous le titre Impression, soleil levant, l’œuvre provoque la moquerie du critique Louis Leroy dans Le Charivari qui forge le terme « impressionnisme » pour railler le groupe. Sans le savoir, Leroy baptisait définitivement l’un des mouvements artistiques majeurs de l’histoire occidentale.
2. Les grands Nymphéas tardifs — Claude Monet (1914-1926)
Sous-sol, salle Carlu. Sept à dix grands formats des dernières années de Claude Monet, peints dans son jardin de Giverny entre 1914 et 1926. Œuvres monumentales (souvent 2 mètres de hauteur sur 4-5 mètres de largeur), palette explosive (verts profonds, mauves, bleus saturés), touche déliée. Versions distinctes de celles exposées au musée de l’Orangerie (les Nymphéas ovales conçus par Monet pour ce musée). Œuvres plus libres, plus expérimentales — Monet souffre de cataracte avancée dans ces années et peint par mémoire et instinct autant que par observation directe.
3. Le Train dans la neige — Claude Monet (1875)
Rez-de-chaussée. Œuvre majeure de la période impressionniste pleine. Locomotive à vapeur sortant de la gare d’Argenteuil sous une neige fraîche. Vapeur blanche, fumée noire, neige, soleil voilé — étude atmosphérique condensée en une seule toile. Modernité industrielle saisie par un peintre qui appréciait les trains et les gares (cf. la série de la Gare Saint-Lazare peinte deux ans plus tard).
4. Le Pont japonais — Claude Monet (plusieurs versions)
Sous-sol, salle Carlu. Plusieurs versions de cette œuvre emblématique du jardin de Giverny. Monet avait fait construire un pont japonais sur son étang aux nymphéas vers 1893, et l’a peint à de nombreuses reprises entre 1899 et 1924. Les versions Marmottan datent des années 1918-1924 — touches larges, palette enflammée orange-jaune-violet, flou lié à la cataracte de Monet.
5. La collection Berthe Morisot — 25 œuvres
Premier étage, salles Morisot. La plus grande collection mondiale de Berthe Morisot — 25 peintures, aquarelles, pastels et dessins. À ne pas manquer notamment :
- Plusieurs autoportraits rares et portraits de Julie Manet (sa fille)
- Eugène Manet et sa fille dans le jardin de Bougival (1881) — portrait de famille de Berthe
- Le Cerisier (1891) — son avant-dernier tableau majeur
- Jeune fille au chapeau de paille — portrait emblématique
6. Portrait de Claude Monet lisant — Pierre-Auguste Renoir (1872)
Rez-de-chaussée. Témoignage exceptionnel d’amitié entre les deux peintres. Renoir représente Monet lisant un journal, costume sombre, cigarette à la main — instant intime capturé à l’atelier d’Argenteuil. Pendant : Portrait de Camille Doncieux (1873), première épouse de Monet, peint par Monet la même année.
7. Portrait de Berthe Morisot étendue — Édouard Manet
Premier étage. Œuvre du legs Rouart, portrait intime de Berthe Morisot peint par son beau-frère Édouard Manet (Berthe étant l’épouse d’Eugène Manet, frère cadet d’Édouard). Témoignage de la fascination de Manet pour Morisot — il l’a peinte onze fois entre 1868 et 1874.
8. La salle Wildenstein — enluminures médiévales
Premier étage, salle dédiée. 200+ enluminures des écoles française, anglaise, flamande et italienne du XIIIᵉ au XVᵉ siècle. Manuscrits Livres d’heures, bréviaires, bibles enluminées. Couleurs intactes grâce à la conservation soigneuse, finesse exceptionnelle des miniatures. Collection rare pour un musée parisien — souvent éclipsée par les Monet mais qui mérite une visite spécifique pour les amateurs d’art médiéval.
9. Salons Marmottan d’origine
Rez-de-chaussée et premier étage. Préservés dans leur organisation initiale par Paul Marmottan. Mobilier Empire authentique, bronzes, objets d’art, tableaux du XVIIIᵉ siècle. La salle à manger notamment, conservée avec son service d’origine, offre un témoignage sur la vie bourgeoise parisienne du tournant du XXᵉ siècle.
Comment visiter le musée
Durée recommandée : compter 1h30 à 2 heures pour une visite complète — le musée est de taille modeste comparé au Louvre, à Orsay ou à Versailles. Pour les passionnés de Monet, ajouter 30-45 minutes supplémentaires dans la salle Carlu du sous-sol consacrée aux Nymphéas tardifs. Une demi-journée complète permet une visite approfondie avec lecture des cartels.
Meilleur moment pour venir :
- Mardi matin dès l’ouverture (10h) : créneau le moins fréquenté de la semaine
- Jeudi en nocturne (jusqu’à 21h) : ambiance feutrée, foules dispersées en fin de journée
- À éviter : week-ends en haute saison touristique (juillet-août), jours de pluie en automne-hiver, expositions temporaires majeures
Horaires :
- Du mardi au dimanche : 10h00 – 18h00
- Jeudi en nocturne : jusqu’à 21h00
- Dernière admission : 1 heure avant la fermeture
- Fermé : lundi, 1ᵉʳ janvier, 1ᵉʳ mai, 25 décembre
Tarifs 2026 (à vérifier sur le site officiel marmottan.fr avant visite) :
- Plein tarif : 14 € (sur place et en ligne)
- Tarif réduit : 9 € (étudiants UE 18-25 ans, demandeurs d’emploi, familles nombreuses, enseignants)
- Gratuit : moins de 7 ans, demandeurs d’emploi avec justificatif, journalistes
- Audioguide : 3 € supplémentaires (disponible en français, anglais, espagnol, italien, allemand, japonais, mandarin)
Réservation : recommandée en ligne sur marmottan.fr, particulièrement en haute saison et pendant les expositions temporaires majeures. Affluence raisonnable comparée à Orsay ou Louvre — le musée n’est jamais saturé au point d’empêcher la visite, mais une réservation horodatée garantit l’entrée sans attente.
Audioguide : disponible à l’accueil pour 3 €, dans 7 langues. Application mobile gratuite également disponible (iOS et Android) avec parcours commentés téléchargeables.
Visites guidées : le musée propose plusieurs formules — visite générale (1h30), visite thématique « Monet » (1h), visite thématique « Berthe Morisot » (1h), visite famille avec livret-jeux (1h). Programmation sur le site officiel.
Accessibilité PMR : musée partiellement accessible. Ascenseur menant au premier étage. Salle Carlu du sous-sol accessible par ascenseur. Fauteuils roulants disponibles à l’accueil. Audioguides à induction magnétique pour les malentendants. Toilettes adaptées. Renseignements détaillés sur les conditions d’accessibilité sur marmottan.fr.
Restauration : le musée ne dispose pas de café ou de restaurant intégré. Plusieurs cafés et brasseries à proximité immédiate (avenue du Ranelagh, rue de Passy à 10 min à pied).
Photographie : autorisée sans flash dans les collections permanentes. Interdite dans la plupart des expositions temporaires (indiqué sur les cartels).
Les expositions du moment
Le musée Marmottan Monet programme deux à trois expositions temporaires majeures par an, généralement consacrées à un peintre impressionniste, à un thème lié aux collections du musée, ou à un dialogue entre artistes contemporains et les œuvres permanentes.
Au moment de la rédaction de cet article (juin 2026) : consulter le site officiel marmottan.fr pour la programmation actuelle. Le musée annonce régulièrement les expositions à venir trimestre par trimestre.
Expositions récentes notables :
- Berthe Morisot et l’art du XVIIIᵉ siècle (octobre 2023 – mars 2024) — exposition en collaboration avec la Dulwich Picture Gallery de Londres, 270 000 visiteurs sur la période
- Le trompe-l’œil de 1520 à nos jours (octobre 2024 – mars 2025)
- Eugène Boudin, le père de l’impressionnisme (avril – août 2025)
- L’empire du sommeil (octobre 2025 – mars 2026)
Programmation 2026-2027 : annoncée trimestre par trimestre sur le site officiel. Les expositions Marmottan sont réputées pour leur qualité scientifique et leur cadre intimiste — moins de visiteurs qu’à Orsay ou au Louvre, meilleure expérience de visite pour les amateurs.
Le vol de 1985 et la cavale corse
L’un des épisodes les plus singuliers de l’histoire du musée Marmottan Monet est le vol à main armée du 27 octobre 1985 — l’un des plus retentissants vols d’art du XXᵉ siècle français.
Dimanche 27 octobre 1985, 10h05 du matin. Le musée vient d’ouvrir ses portes au public. Cinq hommes armés font irruption dans le bâtiment. Trois gardiens sont menacés sous la menace de revolvers. Les visiteurs présents (une vingtaine de personnes) sont regroupés dans une salle. Les voleurs agissent avec une précision méthodique — ils savent exactement quels tableaux décrocher.
En quelques minutes, ils dérobent neuf œuvres :
- Quatre Monet, dont Impression, soleil levant (1872), La Promenade et deux autres
- Deux Renoir
- Un Berthe Morisot
- Un Naruse (peintre japonais)
- Une Liotard (Suisse XVIIIᵉ)
Les voleurs s’enfuient dans deux voitures de marque française. L’alerte est donnée vers 10h20. La police judiciaire boucle le quartier mais trop tard — les voleurs ont déjà disparu dans le Bois de Boulogne voisin.
Valeur estimée du butin : à l’époque, environ 40 à 50 millions de francs (équivalent d’environ 10-15 millions d’euros actuels — la valorisation a depuis explosé). Impression, soleil levant à elle seule représente une valeur inestimable symboliquement, n’ayant jamais été mise sur le marché.
Cinq années de cavale suivent. Les œuvres disparaissent du circuit public. Aucune revente n’est tentée — les pièces sont trop célèbres pour être écoulées sur le marché de l’art classique. Le gang d’Aubervilliers (également appelé « gang des Niçois »), identifié par la police comme commanditaire probable du vol, garde les œuvres en réserve, cherchant probablement à les revendre à un commanditaire étranger ou à les utiliser comme monnaie d’échange.
Décembre 1990 : récupération spectaculaire en Corse. Suite à une enquête patiente des services de police antigang et d’Interpol, les neuf tableaux sont localisés dans une villa de Porto-Vecchio au sud-est de la Corse. Opération coordonnée entre la PJ de Paris, le SRPJ d’Ajaccio et les gendarmes. Trois personnes arrêtées. Les œuvres récupérées sont en bon état général mais nécessitent une restauration légère après cinq ans de mauvaises conditions de conservation (humidité, manipulations).
Retour au musée en janvier 1991. Impression, soleil levant retrouve sa place dans la salle qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Le musée renforce considérablement sa sécurité : nouvelles alarmes, vidéosurveillance généralisée, gardiennage renforcé, vitrines de protection sur les œuvres majeures.
L’épisode marque durablement la mémoire du musée. Impression, soleil levant est désormais protégée par une vitrine blindée sous alarme. Le vol de 1985 reste l’un des cas d’école étudiés dans les formations des services de protection du patrimoine artistique mondial.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour visiter le musée Marmottan Monet ?
Compter environ 1h30 à 2 heures pour une visite complète des collections permanentes. Le musée est de taille modeste comparé aux grands musées parisiens (Louvre, Orsay, Versailles) et se parcourt entièrement en demi-journée. Pour les passionnés d’impressionnisme, ajouter 30 à 45 minutes dans la salle Carlu du sous-sol consacrée aux Nymphéas tardifs de Monet. Si une exposition temporaire est en cours, prévoir 1 heure supplémentaire.
Pourquoi le musée s’appelle-t-il Marmottan Monet ?
Le musée s’appelait à l’origine simplement « Marmottan », du nom de Paul Marmottan qui légua sa demeure et ses collections à l’Académie des Beaux-Arts en 1932, à condition que le bâtiment soit ouvert au public sous forme de musée. En 1966, le legs de Michel Monet (fils cadet et dernier descendant direct de Claude Monet) apporta plus de 100 œuvres de son père, transformant l’institution en premier fonds mondial du peintre. Le musée fut alors renommé « Musée Marmottan Monet » pour rendre hommage aux deux familles fondatrices de ses collections.
Où voir Impression, soleil levant à Paris ?
Le tableau Impression, soleil levant de Claude Monet (1872), qui a donné son nom à l’impressionnisme lors de sa présentation à la 1ʳᵉ exposition impressionniste d’avril 1874, est conservé au musée Marmottan Monet dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. Il est exposé en permanence dans la salle Carlu au sous-sol du musée, sauf pendant les rares prêts pour expositions itinérantes à l’étranger. Aucune autre version de cette œuvre n’existe — c’est l’original unique, conservé sous vitrine blindée depuis le vol et la récupération de 1985-1990.
Quelle différence entre le musée Marmottan Monet et le musée d’Orsay ?
Les deux musées sont complémentaires sur l’impressionnisme :
- Orsay présente la vue d’ensemble du mouvement (Manet, Monet, Renoir, Degas, Pissarro, Morisot, Cassatt, etc.) sur toute la période 1848-1914, avec plusieurs œuvres majeures de chaque artiste
- Marmottan Monet présente le fonds le plus profond de Claude Monet (100+ œuvres, principalement les dernières décennies de sa vie à Giverny) et la plus grande collection mondiale de Berthe Morisot
Pour les passionnés d’impressionnisme, les deux musées sont à visiter — Orsay pour la vue panoramique, Marmottan pour l’approfondissement Monet/Morisot.
Le musée Marmottan Monet est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Partiellement. Le musée dispose d’un ascenseur menant au premier étage et au sous-sol (salle Carlu). Des fauteuils roulants sont disponibles gratuitement à l’accueil. Les audioguides sont équipés de boucles à induction magnétique pour les malentendants. Toilettes adaptées au rez-de-chaussée. Certaines zones du bâtiment historique restent toutefois difficiles d’accès en raison de son architecture du XIXᵉ siècle. Renseignements complets sur les conditions spécifiques sur marmottan.fr ou en appelant le standard.
Peut-on visiter Marmottan avec des enfants ?
Oui, le musée est bien adapté aux enfants à partir de 6-7 ans, particulièrement grâce à :
- Sa taille modeste (pas de saturation visuelle comme au Louvre)
- Les couleurs vives des Monet et Morisot qui captent l’attention
- Le livret-jeux famille distribué gratuitement à l’accueil
- Les ateliers enfants programmés régulièrement (3-12 ans)
- Le jardin du Ranelagh voisin (à 2 min à pied) pour décompresser après la visite
Compter 1h-1h30 pour une visite avec enfants — ne pas vouloir tout voir.
Faut-il réserver à l’avance ?
Recommandé mais pas indispensable en basse saison (novembre-mars sauf vacances). En haute saison touristique (avril-octobre, vacances de Noël) et pendant les expositions temporaires majeures, la réservation horodatée en ligne sur marmottan.fr est vivement conseillée. Les files d’attente sont rares au Marmottan (contrairement à Orsay ou Louvre) mais peuvent atteindre 30 minutes pendant les pics.
Comment se rendre au musée Marmottan Monet ?
Le musée est situé 2 rue Louis-Boilly, 75016 Paris. Plusieurs options :
- Métro : station La Muette (ligne 9), à 8 minutes à pied via le jardin du Ranelagh
- RER : station Boulainvilliers (ligne C), à 10 minutes à pied
- Bus : lignes 22, 32, 52, 63, arrêt « La Muette » ou « Avenue Mozart »
- Vélib’ : stations à proximité du jardin du Ranelagh
- Voiture : parking payant avenue Mozart ou autour du bois de Boulogne (déconseillé en haute saison touristique)
Autour du musée
Le quartier du Ranelagh dans le 16ᵉ arrondissement est l’un des plus paisibles de Paris, bien éloigné de l’agitation touristique du centre. Plusieurs visites complémentaires à prévoir :
- Jardin du Ranelagh (sur place, 2 minutes à pied) — grand jardin parisien avec aires de jeux pour enfants, manège du XIXᵉ siècle encore en fonctionnement, kiosque à musique où se tiennent encore des concerts d’été
- Bois de Boulogne (5 minutes à pied) — 846 hectares de forêt urbaine, lac inférieur, lac supérieur, Pré Catelan (restaurant gastronomique), Bagatelle (parc et roseraie célèbre), Fondation Louis Vuitton (architecture Frank Gehry, art contemporain) à 15 minutes à pied
- Musée Guimet (15 minutes en métro, ligne 9) — plus grande collection mondiale d’art asiatique hors d’Asie
- Musée du quai Branly Jacques-Chirac (20 minutes en métro) — arts et civilisations d’Afrique, Asie, Océanie, Amériques
- Maison de Balzac (20 minutes à pied) — maison-musée où Honoré de Balzac vécut et travailla
- Avenue Mozart et rue de Passy (10 minutes à pied) — quartier commerçant chic du 16ᵉ avec boutiques, cafés, brasseries pour le déjeuner
Une journée complète impressionnisme est tout à fait envisageable en combinant Marmottan Monet le matin (jusqu’à 13h), déjeuner rue de Passy ou avenue Mozart, puis transport vers le musée de l’Orangerie (Tuileries) en début d’après-midi pour voir les deux salles ovales des Nymphéas conçues par Monet — prolongement parfait du fonds Marmottan.
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